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10/03/2022

Journée de la Femme : portraits de Sovabiennes

Le 8 mars, Journée Internationale des Droits de la Femme, l’usine a souhaité mettre à l’honneur toutes les femmes de l’usine pour leur rigueur, leur professionnalisme et leur engagement au quotidien.

Sur le site, ces femmes occupent tous les métiers : cariste, agent de fabrication, pilote, chef d’UET, technicienne, qualiticienne, …

Nous en avons rencontré quelques-unes qui ont accepté de partager leur parcours et de raconter comment elles occupent leur poste au quotidien dans un univers majoritairement masculin.

 

·      Mathilde Goulliart, pilote finition peinture

« Je suis originaire du Nord et avant Batilly, j’ai travaillé à Douai. En 2010, on m’a proposé un détachement à la SOVAB : mon intégration s’est très bien passée et j’ai demandé et obtenu ma mutation en Lorraine.
Je travaille en finition-retouche en Peinture, et j’ai été très heureuse d’y être nommée Pilote en 2019. J’audite les véhicules, je travaille sur le top des défauts, j’alerte : j’essaie d’être une actrice de l’animation qualité.
En tant que femme dans un milieu d’hommes, il me semble que les choses ont avancé, même s’il y a eu des moments compliqués. Je me sens bien ici, j’ai un tempérament qui m’incite à ne pas me laisser faire : tout se passe vraiment bien maintenant. »

 

·      Alexandra Francioni, CUET 7B Montage :

Sovabienne depuis 2011, Alexandra, a passé dix années en UET 4 et devient en septembre 2021 CU de l’UET 7. « J’ai toujours voulu évoluer dans mon travail et j’ai su saisir les opportunités au bon moment. L’industrie me passionne, j’aime mon travail et j’aime mon équipe. En tant que femme, je n’ai pas eu de difficulté pour m’imposer car j’ai un tempérament qui me permet d’être à l’aise pour manager une équipe d’hommes », déclare Alexandra.

Alexandra est une grande passionnée de pâtisserie, une activité qu’elle partage avec ses deux enfants.

·      Priscillia Crida, CIS Tôlerie :

« Arrivée en tant qu’intérimaire en 2014, j’ai eu la chance d’être embauchée en 2016. J’ai débuté comme agent de fabrication aux côtés de caisse et, l’année dernière, j’ai été la première femme CIS (Conductrice Installation Senior) du département. Je travaille sur le périmètre de l’unit avant base roulante ; ma mission consiste à vérifier le bon fonctionnement des installations de la zone, réaliser l’intervention de premier niveau et faire le lien avec la maintenance pour une intervention plus longue.
En tant que femme, la cohabitation avec mes collègues masculins se passe plutôt bien. C’était plus difficile à mon arrivée, j’avais 18 ans : les vannes, le chambrage, ça existe et j’ai dû affirmer mon caractère pour que chacun fasse aujourd’hui la part des choses et que ça se passe parfaitement. »

 

·      Virginie Pilone, Agent d’accueil :

Sovabienne depuis 22 ans, l’usine n’a pas de secret pour Virginie. Elle a connu le département tôlerie puis celui du montage et depuis bientôt 8 ans nous la retrouvons à l’accueil du batiment X. Virginie accueille les nouveaux salariés, intérimaires et apprentis ainsi que les visiteurs.

« De nature timide, j’ai appris tout au long de ma carrière à me faire confiance dans un milieu majoritairement d’hommes. Je me sens bien dans mon travail, dans mon poste. Mes échanges avec mon chef sont basés sur l’écoute et le partage. »

Virginie est une adepte de la marche à pied et de diamant painting une activité artisanale qui est un mélange entre la peinture et le point de croix. Le but étant de coller de minuscules « diamants » en résine sur une toile adhésive codée pour créer un Diamond Art scintillant

·      Christelle Goffredi-Dupuis, inventoriste

A 43 ans, 3 enfants dont un qui travaille chez un équipementier de l’usine, Christelle* est ce que l’on peut appeler une fidèle de la SOVAB, depuis 1998. Elle occupe à ses débuts un poste de magasinier-cariste (parmi les premières femmes avec Rezkia et Cindy à être recrutée).

« Mon mari est sous-traitant (Transalliance). On a les mêmes horaires et on covoiture ! Dans mon métier, la règle est simple : ne pas se tromper dans les chiffres que j’avance aux TGP afin que les mauvaises pièces ne se retrouvent pas en bord de chaine. A mes débuts, en 1999, j’ai eu la mauvaise surprise d’avoir provoqué un arrêt de la préparation des pièces : résultat des courses, en tant que cariste, j’ai redoublé de vigilance. »

De nature calme, elle travaille depuis 24 ans dans un univers très masculin. « En arrivant, je me sentais seule. Avec le temps, je n’y prête plus attention. A l’atelier, longtemps, j’étais la seule femme et ça m’a forgé un certain caractère et l’on ne me marche pas sur mes containers … » déclare Christelle.

Dans mes deux postes, le stress est omniprésent et l’impact sur le bon déroulement de la ligne est évident.

Depuis 2012, elle est inventoriste. « Je compte et recompte le nombre de pièces dans les ateliers et les bords de chaîne et ne compte plus les kilomètres au sein de l’usine ! Je vérifie toute la journée que les stocks sont corrects ; je dois retomber sur mes pattes sous peine de recommencer ! »

Motivée, elle participe à la vie de l’usine comme lors des comités d’écoute ou encore les tests de tablette (inventaire 2.0) afin de se faire entendre et par ricochet ses collègues féminines.

* Photo sans masque prise dans le respect de la distanciation sociale

 

 

 

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